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Les chiffres clés

Les émission de gaz à effet de serre liées aux déplacements individuels

  • En 2005, les transports représentaient, en France, 27 % des émissions de gaz à effet de serre, dont 94 % émanaient des transports routiers de voyageurs ou de marchandises.

(source : Rapport d’inventaire national. Inventaire des émissions de polluants atmosphériques en France – séries sectorielles étendues Secten Citepa, 2008, 248 p.)

Cette donnée communément citée ne reflète pas l’état des lieux des déplacements individuels. Or, ces derniers sont ceux qui intéressent un plan de déplacements. Il est donc important d’avoir en tête des chiffres concernant spécifiquement les déplacements individuels.

  • En cumulant les déplacements locaux quotidiens et les déplacements à longue distance, chaque Français émet en moyenne près de 2 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par an. Sachant que chaque Français émettrait, pour sa consommation (alimentation, habits, chauffage…), en moyenne 6,7 tonnes de CO2 par an : ses déplacements représentent donc 31 % de ses émissions ! ).

Remarque : un A/R Paris New York en avion représente 1 tonne de CO2 par passager.

(source : Les émissions de CO2 du circuit économique en France Lenglart Fabrice, Lesieur C., Pasquier Jean-Louis, L’Économie française – comptes et dossier Insee Référence, édition 2010)

  • Sur ces 2 tonnes de CO2 émises par personne et par an pour se déplacer, 71 % proviennent de la mobilité locale et 29 % de la longue distance.

Mobilité locale : déplacements à moins de 80kms à vol d’oiseau du domicile;
Mobilité longue distance : déplacement à plus de 80kms à vol d’oiseau du domicile

  • Cette mobilité locale représente en moyenne 20 déplacements et 167 kilomètres par semaine et par personne, ou encore environ 8 700 km par an et par personne.
  • Concernant la mobilité locale du lundi au vendredi, les déplacements dont l’origine ou la destination est liée à une activité professionnelle représentent 57 % des émissions de CO2.

Au vue de ces chiffres, il est donc tout à fait pertinent de s’intéresser aux déplacements liés aux établissements d’enseignement supérieur (études et activités professionnelles) car ces déplacements sont de la mobilité locale, source importante d’émission de GES.

Retrouvez ces données dans la revue CGDD, étude complète de 2010 ou extrait de cette étude.

La consommation énergétique du secteur transport

  • En France, le secteur des transports est aujourd’hui le premier consommateur de produits pétroliers, loin devant le secteur résidentiel-tertiaire (respectivement 68% et 20,5% de la consommation finale de produits pétroliers en 2006).
  • Sa consommation énergétique a pratiquement doublé en volume entre 1973 et 2006 (+96%) et a augmenté d’environ 20% depuis 1990.
  • Le transport routier, voyageurs et marchandises, représente 80% de la consommation d’énergie de l’ensemble des transports en France.

(Source : ADEME http://www2.ademe.fr/servlet/KBaseShow?sort=-1&cid=96&m=3&catid=12576#tit1)

Enquête sur les déplacements des ménages français

Retrouvez les résultats principaux des enquêtes CERTU sur la répartition modale dans les villes françaises.

La place prédominante de la voiture pour les trajets de français se rendant au travail

  • Parmi les 14,6 millions d’actifs ayant un lieu fixe et régulier de travail et utilisant leur voiture, 6,3 millions d’entre eux – résidant essentiellement en zones urbanisées –, pourraient ne pas l’utiliser.
  • La répartition des actifs sur le territoire s’est modifiée : le nombre d’actifs a augmenté dans les communes de l’espace à dominante rurale et dans les communes périurbaines entraînant un développement de l’usage de la voiture ; il a en revanche diminué dans les pôles urbains, là où se concentrent les emplois et les transports collectifs. La part des déplacements en voiture a augmenté partout, sauf à Paris et sa banlieue et dans les centres des grandes agglomérations de province. Au total, elle atteint 72 % en 2008 mais son évolution marque une inflexion par rapport au passé, elle ralentit.
  • En 2008, le trajet moyen est de 14,7 kilomètres et demande 22,6 minutes (trajet domicile-travail fixe et régulier).
  • La voiture prédomine mais son usage s’est ralenti.

Le choix du mode de transport pour se rendre à son travail dépend de plusieurs facteurs. La distance domicile-travail, l’offre de transport, la motorisation, la taille du ménage, le stationnement, le coût sont autant d’éléments déterminants dans ce choix.
L’usage de la voiture reste prédominant, avec une part de 72,3 % en 2008, loin devant les transports en commun (train, tramway, métro, bus…) dont la part s’est abaissée à 13,3 %. La progression de l’automobile n’a pas cessé depuis 1982 mais elle s’est infléchie, passant de + 14 points durant la période 1982-1994 à + 3,7 points entre 1994 et 2008. L’utilisation de la voiture, comme mode de transport principal, augmente avec la flexibilité des horaires. Elle atteint 78,1 % lorsque les horaires sont variables et choisis quotidiennement et 71,9 % lorsque les horaires sont réguliers et fixés par l’employeur.
La part de la marche à pied dans ces déplacements, en tant que mode de transport principal, avait beaucoup diminué entre 1982 et 1994. Elle semble s’être stabilisée en 2008 à 9,2 %. Le vélo, dont le poids est en légère baisse par rapport à 1994, reste un moyen de transport marginal pour se rendre à son travail, très peu prisé par les femmes et surtout utilisé par des hommes jeunes.
En revanche, la part des deux-roues motorisés augmente, après une forte baisse entre 1982 et 1994, pour atteindre 3 % des déplacements en 2008.

  • L’usage de la voiture s’est accru partout entre 1994 et 2008 sauf dans l’agglomération parisienne et les centres des aires urbaines de plus de 100 000 habitants. C’est dans les communes de l’espace à dominante rurale qu’il progresse le plus (+ 8,3 points). Dans les communes de l’espace périurbain ou à dominante rurale, la voiture semble pallier le manque de transports collectifs urbains pour de nombreux nouveaux actifs qui sont venus s’y installer ces dernières années. On estime que l’impact de la modification des zones d’habitation de la population active explique la moitié de l’accroissement du recours à la voiture.

Source : La revue du CGDD, décembre 2010, La mobilité des Français (enquête nationale transports et déplacements 2008)

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