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Le comportement modal

Sur cette page, nous vous rapportons le travail de recherche doctoral en sociologie de Stéphanie VINCENT-GESLIN; ce travail se trouve dans l’ouvrage intitulé Altermobilités, mode d’emploi, Déterminants et usages de mobilités alternatives au tout voiture; publié aux éditions du CERTU en 2010.

Introduction

Généralement, on pense que les choix de déplacements se font rationnellement avec la prise en compte de trois éléments

  • l’offre en moyens de transport ;
  • le temps du déplacement ;
  • le coût du déplacement.

Mais il existe il existe d’autres types de rationalités permettant de mieux comprendre l’ensemble des comportements de la mobilité. Exemples :

  • « la raison du cœur » liée au contexte de l’essor de la voiture : on choisit la voiture, gage de liberté et de distinction sociale.
  • la rationalité perceptive : on croit que la voiture est plus pratique.
  • l’ancrage des habitudes : on utilise la voiture par réflexe sans se questionner sur les modes de transport alternatifs.

Ainsi, les logiques de choix individuels en matière de déplacements sont complexes; c’est pourquoi des travaux sociologiques traitent ce sujet depuis la fin des années 90.
La thèse de Stéphanie Vincent Geslin s’inscrit dans cette lignée de travaux de recherche.

Problématique : Pourquoi et comment devient-on altermobilistes ? La docteurès en sociologie souhaite comprendre le processus de décision des altermobilités.
Pour cette chercheuse, <blockquote>s’intéresser aux processus de décision qui procèdent de leurs choix de déplacements donne ainsi des clés de compréhension des éléments qui structurent les choix modaux altermobiles.</blockquote> (Page 24 de l’ouvrage)

Intérêt : Dans un contexte de volonté de maîtrise des déplacements automobiles, il est intéressant de comprendre ce processus de décision afin d’aider l’action publique et toute démarche privée (type PDC) de promotion des choix altermobiles.
En effet, le développement des modes de transports altermobiles doit s’accompagner de l’utilisation effective de ces mode de transports par le public, il est donc intéressant de connaître les éléments qui amène une personne à choisir l’altermobilité
.

Méthode : Longs interviews d’altermobilistes (non représentatifs de la population) principalement sur leur trajet domicile-travail :

  • Partie 1 de l’interview : récit de vie (remonter le temps jusqu’à la petite enfance en évoquant les déplacements et les souvenirs qui s’y rapportent); il s’agit de voir les expériences de vie par lesquelles sont passées les personnes et leurs éventuelles conséquences sur leurs choix modaux.
  • Partie 2 de l’interview : étude des modes de déplacement et de leurs motifs la semaine précédent l’interview (ne sera pas restituée ici)
  • Trois types d’altermobilités sont abordées : les transports en commun, le vélo, le covoiturage sur le trajet domicile-travail ; 50 personnes de 26 à 62 ans dans 5 agglomérations (Lyon, Chambéry, Grenoble, Toulouse, Nîmes) avec un soucis de diversité sociale (différentes catégories socioprofessionnelles, zones de résidence, situations familiales).

Remarque : limites à ces récits :

  • défaillance de la mémoire
  • mémoire sélective
  • mise en cohérence du discours

Différents éléments ressortent de ce travail de recherche.

La routinisation des pratiques modales à l’âge adulte

<blockquote>Certaines étapes et expériences contribuent à orienter les habitudes modales, d’une part sur la création d’imaginaires positifs ou négatifs des modes de déplacement et, d’autre part, sur l’acquisition de compétences relatives à l’usage de certaines modes.</blockquote> (Page 42 de l’ouvrage).

Des imaginaires positifs ou négatifs

Exemples de création d’imaginaires positifs ou négatifs :

  • Souvenir négatif de ses premiers ramassages scolaires (promiscuité, surpopulation, rudesse des chauffeurs); cela peut engendrer un imaginaire et des perceptions défavorables à ce mode de transport qui aura de forte chance d’être mal perçu par l’adulte qui évitera son usage.
  • L’apprentissage du permis de conduire :

<blockquote>Le moment de l’apprentissage du permis de conduire et la manière dont il est vécu par le jeune conducteur ne sont donc pas neutres sur ses pratiques modales adultes</blockquote> (Page 40 de l’ouvrage).
Si ritualisation du passage du permis (son obtention est perçue comme une épreuve difficile à passer et comme une étape déterminante de passage à l’âge adulte) : forte probabilité que tous les usages modaux soient abandonnés au profit de la voiture dès l’obtention du permis.
Si traumatisme quand apprentissage de la conduite : forte probabilité d’évitement de l’usage de l’automobile.

Mais attention, cela peut évoluer au cours de la vie : chaque expérience de déplacement participe de la construction d’une perception des modes de transport. Une expérience n’est ni déterministe, ni irréversible.

Les compétences d’usage de différents modes de transport

Remarque : l’utilisation de tous les modes de transport requiert des compétences (lire une carte de transport en commun, lire des horaires de train, savoir faire du vélo…) mais seules les compétences pour l’utilisation de la voiture sont normalisées pas le permis de conduire.
Les compétences pour les autres modes de transport s’acquièrent par l’usage de ces modes.

<blockquote>Certains chercheurs mettent en avant l’importance de maximiser le bagage d’expériences pour être en mesure de se passer de la voiture. </blockquote> (Page 45 de l’ouvrage). <blockquote>Plus les expériences de l’enfance et de la jeunesse ont été multiples, plus les personnes ont maximisé leurs compétences d’usage et plus elles auront de facilité pour les réutiliser.</blockquote> (Page 70 de l’ouvrage). Ainsi, plus on utilise de modes de transport différents dans son enfance, plus on est sujet à utiliser des altermobilités à l’âge adulte. Inversement, si on utilise la voiture depuis qu’on est petit, on associe déplacement à automobile laissant de côté tout autre mode de transport.

Période de la jeunesse : tâtonnement dans les choix modaux (diversité des modes de transport utilisés) ; Age adulte : stabilisation des habitudes (domination d’un mode de transport)

Exemples :

Les étudiants

  • Ceux vivant chez leurs parents : ils veulent affirmer leur autonomie en utilisant un mode de transport individuel et motorisé (plus grand sentiment de liberté). En effet, ils n’ont pas le problème financier lié au loyer et ils ont accès aux véhicules parentaux ; ils sont également très attachés à l’autonomie de déplacement pour se détacher du fait qu’ils habitent encore chez leurs parents (cette rechercher d’autonomie peut-être plus déterministe dans le choix modal que la durée ou le coût du trajet)
  • Ceux qui vivent seuls : recherche d’économie. Ils vont donc favoriser le covoiturage, les déplacements à pied/vélo ; souvent, ils évitent les transports en commun perçus comme chères. Toutes les stratégies sont bonnes pour économiser : ils essaient de nombreux modes de transport afin de trouver le moins chère.

Les adultes (enseignants-chercheurs et personnel IATOS des campus) : exclusivité d’un mode de transport et routinisation.
EXCLUSIVITE DE LA VOITURE (norme sociale)
Avec le permis de conduire + l’achat d’une voiture : exclusivité de l’automobile.
Pourquoi ?

  • Evidence d’utiliser la voiture (norme) sans se poser la question sur les autres modes de transport (en lien avec la démocratisation de la voiture dans les années 60 : voiture = modernité)
  • La voiture est perçue comme le meilleur moyen de transport d’accès à la liberté de déplacements
  • Localisation résidentielle : pas de transports alternatifs à la voiture
  • Souvenirs d’enfance (voir précédemment)
Altermobilités

Pourquoi une habitude altermobile peut survenir à l’âge adulte ?

  • Effet de socialisation :

Le militantisme, notamment chez les cyclistes : l’adulte opte pour l’usage du vélo pour mettre en œuvre ses valeurs et convictions écologiques et de responsabilité citoyenne.

  • Effet d’apprentissage

Si non possession du permis de conduire : altermobilité nécessaire ; Si apprentissage de la conduite dans la peur : choix de l’altemobilité pour éviter l’automobile qui fait peur ; Si apprentissage de la conduite pour un usage collectif (souvent familial) : choix naturel du covoiturage.

  • Effet de localisation : si un mode de transport altermobile correspond au besoin en déplacement domicile-travail de la personne, il sera plus facilement choisi.
Bilan

<blockquote>Dans la composition des habitudes adultes, les expériences de l’enfance, de l’adolescence et de la jeunesse apparaissent structurantes. Elles ne les déterminent pas de manière mécanique, mais elles construisent un cadre d’expériences, qui constitue une ressource pour la composition des habitudes adultes. En ce sens, l’étude de expériences modales enfantines contribue à donner des pistes de réflexion en vue de limiter la place de la voiture dans la société.</blockquote> (Page 68 de l’ouvrage).

MAIS rien n’est figé : possibilité de CHANGEMENT D’HABITUDES ! <blockquote>Le changement d’habitudes implique donc un véritable bouleversement des routines préétablies. </blockquote> (Page 71 de l’ouvrage).

Le changement d’habitudes modales à l’âge adulte : de l’automobile aux altermobilités

La routine

<blockquote>Chaque matin, elle recommence, la danse des gestes fondateurs, poussant des millions de personnes à enchainer des mouvements dont ils n’ont guère conscience des raisons. Gestes si profondément inscrits dans les corps que l’homme ordinaire ne les pense presque plus. Ils lui apparaissent au mieux comme anodins, insignifiants.</blockquote> (Kaufmann JC, 1997, Le coeur à l’ouvrage, théorie de l’action ménagère, Paris, Nathan, p-11).

La routine simplifie la vie des personnes qui n’ont plus besoin de réfléchir : <blockquote>De la même manière que nous ne pourrions pas vivre si nous devions à chaque instant penser à respirer, la plupart de nos activités quotidiennes seraient plus difficiles à réaliser si nous devions sans cesse réfléchir à la manière de les mener.</blockquote> (Page 72 de l’ouvrage).
Les pratiques routinières sont donc effectuées sans efforts cognitifs : leur remise en cause est donc difficile, elles ne sont même plus questionnées.
Les déplacements domicile-travail sont une pratique routinière, la personne les effectuent sans réfléchir à la manière dont elle va s’y prendre. L’habitude est <blockquote>un facteur induisant une forte inertie dans les pratiques modales</blockquote> (KAUFMANN V, 2000, Mobilité quotidienne et dynamiques urbaines, la question du report modal, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, p-85).

Comment remettre en cause ces routines ?

<blockquote>Face à l’injonction de changement portée par les grands enjeux environnementaux du XXIème siècle, quels sont les mécanismes susceptibles de déclencher un report modal, de l’automobile vers des formes de mobilités alternatives ?</blockquote> (page 73 de l’ouvrage).

Des contraintes stables pèsent sur le choix du mode de transport

  • La distance à parcourir

Globalement :
Les petites distances (<7km) favorisent le vélo ;
Les grandes distances favorisent le train ou le covoiturage

  • Les horaires de travail

Les horaires flexibles favorisent l’altermobilité car adaptation de ses horaires à celles du mode de transport altermobile (TC, covoiturage).
Inversement des horaires fixes qui ne correspondent pas à celles du mode de transport alternatif (TC, covoiturage) favorisent l’automobilité.
Remarque : La contrainte des horaires fixes du mode de transport altermobile peut-être vue comme une perte dans la liberté d’organisation; mais la contrainte des horaires fixes du mode de transport altermobile peut permettre de structurer les horaires de travail (s’obliger à partir du travail à une heure « décente »).

  • Le chaînage des activités

<blockquote>La complexification des chaînes de déplacements (…) n’est pas favorable aux transports collectifs, dont la performance est moins uniforme dans le temps et l’espace que celle de la voiture.</blockquote> (Page 78 de l’ouvrage). Il est difficile de demander à un covoitureur de faire un détour pour une activité personnelle ;
Le vélo ne permet pas le transport de lourdes charges (poids des courses).

BILAN : Les horaires professionnelles flexibles seraient un élément clé pour favoriser l’usage des modes de transport altermobiles (garder cela en tête lorsque vous réfléchirez à votre plan d’actions !)

Quel est le rôle des valeurs écologiques dans l’adoption d’un mode altermobile ?

  • Certains altermoblistes sont militants.
  • Certains altermoblistes n’ont aucune conscience écologique.
  • Certains altermobilistes ont une conscience écologique mais il la mette en pratique uniquement si le transport alternatif à la voiture est pratique.

Globalement, l’environnement est un avantage supplémentaire au changement de pratiques mais le rôle des valeurs apparaît relativement faible dans le processus de changement (se heurte à la force d’inertie des routines). Le développement d’une conscience écologique ne semble pas suffisant pour déclencher un processus de changement.
Il faut donc relativiser le rôle des campagnes de sensibilisation pour obtenir le changement de comportement. En revanche, ces campagnes, quand elles sont effectuées au sein d’un réseau social restreint auquel appartient la personne, semblent plus efficaces. (Le milieu de l’enseignement supérieur est un réseau social restreint : un tel milieu valorisant les valeurs écologiques peut donc, a priori, influencer le comportement de ses usagers).
En outre, la conscience écologique semble jouer un rôle dans la pérennisation de la nouvelle pratique altermobile (voir après).

Les périodes de transition biographique, de rupture ou de changement sont propices au changement d’habitudes modales

Les ruptures biographiques (décès, divorce, mariage…) ou les changements du quotidien (déménagement, départ des enfants…) sont souvent un moment où toutes les habitudes sont remises en cause et notamment celles de déplacement. Il est donc important que lors de ces périodes, la personne, qui va reréfléchir à ses déplacements quotidiens, connaisse les modes de transport altermobiles.

Cela est très important dans le contexte de l’enseignement supérieur : les nouveaux étudiants, les nouveaux enseignants-chercheurs ou personnel administratif sont, a priori, dans un contexte de changement de leur quotidien dans lequel leur mode de déplacement domicile-campus n’est, a priori, pas encore défini. Ainsi, il faut s’assurer que les informations sur les modes de transports altermobiles soient complètes et à leur disposition.
Exemple : une action clé d’un PDC est la conception d’un guide des modes de transport alternatifs qui doit être distribué lors de l’inscription des nouveaux étudiants ou du recrutement des nouveaux enseignants-chercheurs ou personnel administratif. Ces personnes sont susceptibles de ne pas avoir encore de logement : il faut faire en sorte que le moyen de transport soit pris en compte dans le choix du lieux d’habitation. Les modes de transports alternatifs doivent être valorisés lors des choix de lieux d’habitation. (voir notre fiche action n°8)\\

Les prédispositions au changement

  • L’érosion dans l’usage de la voiture : l’automobiliste ressent de plus en plus les contraintes de l’automobile :

Coût élevé
Congestion routière (bouchon, difficulté de stationnement)
Trajets longs et solitaires.

  • L’envie d’un autre mode de transport

Exemple : utiliser un vélo pour faire du sport

  • Réflexion sur son mode de transport due aux personnes que l’on fréquente dans son quotidien (plus certains usagers du campus vont utiliser des modes de transport doux, plus les autres usagers vont s’intéresser à ces modes de transport).

Les éléments déclencheurs du changement de comportement

  • Contrainte brutale :

Incapacité du véhicule (panne, accident) ; Incapacité du conducteur (blessure, traumatisme) ; Gestion familiale de l’usage de la voiture (mobilisation du véhicule familiale).

<blockquote>La contrainte brutale crée une rupture dans les routines établies et oblige l’automobiliste à une remise en question de ses choix de déplacement.</blockquote> (Page 98 de l’ouvrage)

  • L’engagement militant : un automobiliste engagé dans des actions de défense de l’environnement aura tendance à se tourner vers l’altermobilité pour mettre ses pratiques en accords avec ses valeurs (parfois sous la pression des autres militants).
  • L’opportunité : c’est le cas typique des actions mise en place par les PDE (et les PDC !) ; des modes de transports alternatifs sont mis en valeur pour les usagers qui peuvent donc saisir l’opportunité de les utiliser ! A VOUS DE JOUER !

RESUME

<blockquote>Le processus de décision amenant au changement d’habitudes modales se décrit bien souvent en deux temps ; un élément déclencheur se greffe sur une disposition préexistante qui a déjà amené l’individu à se questionner sur la modification de ses habitudes de déplacements quotidiennes. La rencontre entre une disposition au changement et un élément déclencheur s’insère dans des contextes de vie favorables au changement et à la recomposition des habitudes modales, tels que le changement d’étapes dans le cycle de vie ou la rupture biographique. Au final, trois processus de changement expliquent le passage à l’altemobilité. Ils se distinguent selon l’ élément qui les déclenche : la contrainte brutale, l’engagement, l’opportunité.</blockquote> (Page 98 de l’ouvrage)

Comment pérenniser l’utilisation d’un mode de transport altermodale ?

L’appropriation du temps de trajet

L’altermobliste s’approprie le temps de trajet pour réaliser des activités. Souvent, on pense que les gens cherchent à minimiser leur temps de trajet mais l’enquête montre que certaines personnes ne cherchent pas nécessairement à gagner du temps dans leur déplacement mais à prendre leur temps : le temps de trajet est utilisé pour effectuer une activité, ce qui annule le sentiment de perte de temps. <blockquote>Le temps de la montre ne correspond pas à sa durée vécue par notre conscience.</blockquote> (KAUFMANN V, 2002, Temps et pratiques modales. Le plus court est-il le mieux ? Recherche transport et sécurité, n°75, P-131-143)

Exemples :

  • Travailler pendant le trajet ;
  • Relâchement, transition entre l’activité professionnelle et la vie privé ;
  • Sociabilité (discussion avec passagers, avec amis, famille…) ;
  • L’évasion (apprentissage d’une langue, monter un projet personnel…)
La légitimation sociale
  • Avec la justification environnementale qui est une valeur sociale globalement admise par tous : cela favorise la pérennisation de l’utilisation des altermodalités.
  • Avec une politique de la ville ou de la structure professionnel ou de l’établissement d’enseignement supérieur qui promeut l’altermobilité, cette dernière tend à devenir la norme et donc est mieux acceptée.
  • Avec un engagement de l’altermobiliste dans un groupe associatif qui défend les mêmes choix de déplacements que lui.
  • La stigmatisation des pratiques altermodales est, au contraire, un frein à la pérennité.

Extrait d’un interview : <blockquote>Y’avait qu’une norme, c’était tourner un volant ! Et si on appuyait sur des pédales, on était un peu fêlé !</blockquote> (Page 109 de l’ouvrage)
Hypothèse : cette stigmatisation pourrait également être propice à la pérennisation avec des altermobilistes cherchant à se distinguer du groupe en assumant leur marginalité, voir en la mettant en avant.

A FAIRE voir bilan page 143 : de l’altermoblité à la plurimodalité, la complémentarité des usages auto et altermobiles !

et conclusion générale p 146 dernière phrase très importante sur la plurimodalité !!! (ne pas viser l’éradication de la voiture !)

Pour l'équipe projet du PDC

Cette étude sociologique vous apporte des clés de compréhension pour affiner vos actions en fonction des usagers du campus.

Les Etudiants

Le début des études supérieurs est une étape de vie, les étudiants de première année sont donc en transition biographique, période clé pour le changement modal. En effet, leur inscription en études supérieurs s’accompagne d’un certain nombre de choix de vie ; il faut absolument faire en sorte qu’ils se questionnent sur les modes de transport qu’ils vont utiliser pour effectuer le trajet domicile-campus!
Exemple : quand ils cherchent un logement, ils se questionnent sur le prix du loyer, la propreté des lieux, la localité du logement : ils faut absolument qu’ils se disent « est ce que je peux accéder au campus sans ma voiture ? »

Ainsi, lors des inscriptions (souvent en juin), il faut des informations sur l’accessibilité du campus avec mise en avant des altermobilités. Cela est vrai pour les étudiants en première année mais aussi pour les étudiants nouveaux dans le campus (qui ont commencé leurs études ailleurs) , voir pour les étudiants en général qui d’après cette étude sont en tâtonnement modal.

  • Pas de routinisation donc assez facile à influencer ! En plus ils ont des horaires flexibles, plus favorables à l’altermobilité ;
  • Ils sont très sensibles aux prix attractifs, aux transports pratiques et rapides ;
  • Il faut viser la prise d’habitude altermobile directement : choix altermobiles DES L INSCRIPTION EN PREMIERE ANNEE !

En bref, pour le public étudiant, si l’offre en transport altermobile est satisfaisante et adaptée à leur besoin, il devrait l’adopter facilement

Personnel administratif et enseignants-chercheurs

Ils ont, a priori, plus des déplacements domicile-campus routiniers.
Il est plus difficile de leur faire changer de comportement modal lorsque ça fait plusieurs années qu’ils utilisent le même mode de transport.
Il va falloir être plus « fin » pour obtenir le changement de comportement.

D’après l’étude :

  • Un environnement de travail écolo est un atout : convaincre le président de venir à vélo !
  • Un choc est propice au changement de comportement modal (mais on ne maîtrise pas cela) ;
  • Le pdc (l’opportunité)

+ mettre en avant, la nécessité de faire du sport, les bouchons, le coût de la voiture…

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